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DÉFINITIONS EN LIGNE LEXIQUE



Transfert : (contre-transfert)

     Transfert

     Le transfert est le lien que le patient installe avec son thérapeute et qui se relie à des éléments du passé, notamment à des vécus antérieurs avec les parents ou à des vécus en relation avec les traumatismes passés. Ce lien affectif peut s'exprimer par de la sympathie, de l'agrément, de l'affection ou même de l'amour envers la personne du thérapeute.

     Le thérapeute sait qu'il s'agit d'un lien transférentiel. Il sait aussi qu'il sert d'écran et que les sentiments exprimés sont un élément important de la démarche entreprise par le patient. Il sait enfin que c'est le professionnel qui est concerné et non sa personne en tant que telle.

     Les sentiments affichés peuvent être négatifs : négatifs : méfiance, antipathie temporaire, haine, insatisfaction… Ces tonalités sont normales et ne doivent pas effrayer le patient qui les éprouve. Elles sont parfois très discrètes et pratiquement toujours maîtrisables.

     Cette expérience affective est souvent ce qui va permettre la résolution de situations anciennes enkystées et la réhabilitation narcissique propre à la thérapie, laquelle doit permettre de trouver ou retrouver une image positive de soi-même.

     Le psychothérapeute expérimenté sait très bien travailler avec le transfert.

     Le contre-transfert est l'ensemble des pensées, sentiments et attitudes que le praticien contacte en réponse au transfert de son patient. D'ordinaire le praticien sait réguler ses mouvements contre-transférentiels et en tire beaucoup d'informations pour comprendre la problématique exposée. C'est en quelque sorte son outil de travail. Lorsqu'une thérapie «avorte » ou tourne mal, c'est souvent parce que le praticien s'est bloqué dans la gestion de son contre-transfert. Cela arrive parfois et ne constitue pas pour autant une faute professionnelle. Il peut s'agir d'une limitation induite par un ensemble de circonstances que nul ne maîtrise vraiment. Quand le praticien s'entoure de collègues avec qui il peut parler de sa pratique et re-questionner son cadre comme ses propres constructions de pensée, ce genre de situation ne se produit pas ou alors de façon très exceptionnelle.

     Transfert et contre-transfert sont l'envers et l'endroit d'un même processus.

     

     Cannibalisation du transfert

     Prédation du transfert. Le faux thérapeute prend pour lui-même les sentiments que le patient éprouve dans le développement de la relation transférentielle. Il répond au patient en symétrie avec les sentiments que ce dernier exprime. Par exemple, si le sujet exprime des sentiments positifs, le faux thérapeute va s'y coller et dire à son patient qu'il l'aime.

     

     Rapt du transfert

     Le patient éprouve à l'endroit du thérapeute des sentiments variables. Ces sentiments sont l'expression du transfert c'est-à-dire la mobilisation d'affects inconscients qui sont en fait la résurgence des affects éprouvés à l'égard de figures signifiantes anciennes (père, mère ou autre). Dans le rapt du transfert, le faux thérapeute prend et interprète ces sentiments comme des sentiments que le patient éprouve à son égard et il répond au patient comme si ces affects lui étaient dévolus. Par exemple, face à un transfert positif - tel le transfert amoureux décrit par Freud -, le faux thérapeute enclenche une proposition de relation affectueuse ou, pire, amoureuse entre lui et le patient. Le faux thérapeute s'institue "père", "mère" de substitution ou "amant" du patient.

     En psychothérapie, le rapt du transfert est une faute professionnelle grave qui repose sur la psychopathologie du faux thérapeute. Cette personnalité narcissique éprouve le besoin de se valoriser et de s'accorder un Soi grandiose au travers d'un processus qui ne le concerne pas. Il peut s'agir aussi d'un être prédisposée à l'érotomanie (croyance paranoïaque que le patient tombe amoureux de lui ou, à l'opposé, dans l'autre extrême, qu'il le hait). Le rapt du transfert dilue complètement la thérapie en ce sens que le processus aboutit à une relation personnelle, souvent passionnelle et délirante, et non à sur une relation thérapeutique.

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