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DÉFINITIONS EN LIGNE LEXIQUE



New Age : (Nouvel ge)

     Réseau de réseaux, structure syncrétique, nébuleuse mystico-ésotérique aux contours flous, le New Age se caractérise cependant par un « courant de pensée très cohérent » (Michel Lacroix) annonçant, « à la façon des prophéties, un vaste bouleversement de la société par la fusion du scientifique et du religieux. « Ce changement de paradigme tiendrait à la fois du volontaire (« développement personnel ») et de l'inéluctable (déterminisme astrologique). Avec l'arrivée du IIIème millénaire, le New Age apparaît comme une « apocalypse joyeuse » marquant la fin de l'ère astrologique des Poissons et la révélation de l'Ere du Verseau. Il s'agit bien de la fin d'un monde – le nôtre – et non de la fin du monde. Inventé par l'Anglaise Alice Bailey (1880-1949), mais développé aux Etats-Unis, en particulier à travers l'Institut Esalen, le Nouvel Âge se répand en Europe dans les années soixante-dix à partir de la Communauté de Findhorn (Ecosse) ». (in « Guide critique de l'extraordinaire » de Renaud Marhic).

     On peut définir aussi le Nouvel Âge en fonction des « cibles » privilégiées de ses inspirateurs et promoteurs : la science académique, « fille de la raison », héritée de Descartes, de Newton et du siècle des Lumières qui repose sur la logique, l'expérimentation, le raisonnement hypothético-déductif, la nécessité de vérifier les faits et de prouver ses résultats ; les religions monothéistes du Livre, dont les dogmes, « les vérités révélées », les rites, les règles, le rôle d'un clergé, la conception de l'histoire, le sens de la Tradition et l'identification au sein d'une communauté précise sont des caractéristiques communes (1).

     Plus précisément encore, le Nouvel Âge, qui privilégie « l'hypothèse Gaïa », est la « recherche consciente d'une alternative à la culture occidentale et à ses racines religieuses judéo-chrétiennes. » Ses zélateurs et maîtres à penser font de très larges emprunts aux religions orientales ou préchrétiennes, aux cosmologies hindoues et bouddhiques, souscrivant volontiers aux théories de « créations et de destructions » perpétuelles du monde et de l'univers.

     D'après Michel Lacroix, « la spiritualité du New Age ouvre la voie à la manipulation mentale. Et ce n'est certainement pas un hasard si le New Age est la principale réserve d'idées des mouvements sectaires, comme le souligne le dernier rapport de la Commission d'enquête parlementaire sur les sectes. »

     

     (1) Par exemple, selon le Conseil pontifical de la culture et celui pour le dialogue interreligieux, « le Dieu dont parle le Nouvel Âge n'est ni personnel, ni transcendant. Ce n'est ni le Créateur, ni le sustentateur aimant de l'univers, mais une « énergie impersonnelle » immanente au monde, avec lequel elle forme une « unité cosmique » : « Tout est un ». Cette unité est moniste, panthéiste, ou plus exactement panenthéiste. (…) En un certain sens , tout est Dieu (…) Quand les personnes humaines la reçoivent consciemment, l'énergie divine est souvent qualifiée aussi d' « énergie christique. » Mais le Christ dont il est question n'est pas Jésus de Nazareth. Le titre de « Christ » est donné à tout homme qui atteint un état de conscience dans lequel il perçoit sa propre divinité et peut donc se considérer comme un « Maître universel ». Jésus de Nazareth n'était pas le Christ, mais seulement une des nombreux personnages historiques en qui cette nature « christique » s'est révélée, comme Bouddha et d'autres encore. »

     synonyme : Ere du Verseau.

     

     cf. Gaïa, holisme, paradigme, langage, développement personnel.

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