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Suicide :

     Pour beaucoup de personnes, la tentative de suicide est plus une tentative d'échapper à une souffrance vécue comme insurmontable qu'un réel désir de se priver de la vie.

     

     

     Le suicide altruiste et le suicide égoïste

     

     En 1897, Émile Durkheim, le fondateur de l'école française de sociologie, consacra tout un ouvrage (Le Suicide) à l'étude de ce qu'il considérait comme un phénomène social: le taux de suicide est ainsi envisagé en tant qu'indicateur de la morale prévalant dans une société donnée. «Le suicide varie en raison inverse du degré d'intégration des groupes sociaux dont fait partie l'individu.»

     

     Durkheim établit une typologie des formes de suicides fondée sur deux critères: l'intégration sociale (le fait que les individus partagent une conscience commune, qu'ils soient en relation permanente les uns avec les autres et se sentent voués à des objectifs communs) et la régulation sociale (l'autorité morale de la société sur les individus, qui leur fixe des limites et qui circonscrit leurs désirs).

     

     Une intégration sociale défaillante est à l'origine à la fois du suicide altruiste et du suicide égoïste. Le suicide altruiste procède d'une intégration sociale forte au point de méconnaître l'individualité. Forme de suicide particulièrement développée dans les sociétés traditionnelles, elle n'a pas complètement disparu dans les sociétés modernes: le militaire qui se donne la mort à l'issue d'une bataille perdue en constitue un exemple. Le suicide égoïste provient, à l'inverse, d'une carence de liens sociaux: une individuation trop poussée peut avoir pour effet de conduire au repli de l'individu sur lui-même, incapable parfois de trouver des motifs d'existence.

     

     L'intuition de Durkheim selon laquelle le suicide constitue bel et bien un phénomène social a été prolongée par de nombreux sociologues. C'est ainsi que des travaux fondés sur l'approche statistique démontrent que le suicide demeure un comportement plutôt masculin, car le taux de suicide est, selon les tranches d'âge, trois à quatre fois moins élevé chez les femmes. Le suicide connaît également des évolutions significatives selon les périodes de l'année: en hiver comme au mois d'août, les suicides sont plutôt rares, alors qu'ils progressent fortement au printemps.

     

     Selon Frédéric Kochman, pédopsychiatre au CHU Lille et Roubaix – Lille, "Elles sont près de soixante dix mille mamans (10% chaque année) à souffrir de la dépression post-partum ; c'est un problème de santé publique. Le "suicide altruiste" est très fréquent : ce sont des mamans qui tentent de noyer leur bébé…, qui se disent "je suis une mauvaise maman, il sera malheureux avec moi...", elles ne veulent pas qu'il souffre."

     

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