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Syndrome de Stockholm :

     Amour de la victime pour son bourreau.

     Ce comportement paradoxal a été décrit et qualifié pour la première fois en 1978 par le psychiatre américain F. Ochberg suite à un fait divers qui défraya la chronique durant l'été 1973, quand au terme d'un hold-up manqué dans une banque de Stockholm, on vit les otages prendre fait et cause pour leurs ravisseurs, allant jusqu'à les protéger contre la police puis, après leur libération par les forces de l'ordre, à refuser de témoigner à charge contre eux lors du procès et à leur rendre visite en prison. L'une des victimes, tombée amoureuse de l'un de ses ravisseurs, finira même par l'épouser.

     Ce syndrome s'explique par le fait que l'otage ressent sa vie comme davantage mise en danger par une intervention de la police que par ses ravisseurs. Le phénomène touche également le preneur d'otage qui, au fil des jours, établit une relation affective particulière avec ses otages.

     Le syndrome de Stockolm se différencie des psychoses par un caractère généralement réversible qui se manifeste dans les jours ou dans les semaines qui suivent la libération. Il est néanmoins susceptible de bouleverser profondément la vie des personnes ayant été détenues ainsi que celle de leur famille. Il peut modifier durablement la personnalité, les valeurs et les convictions morales de l'individu. L'otage adopte souvent par la suite un jugement permissif vis-à-vis de la délinquance ainsi qu'une attitude souvent très critique à l'encontre de la société. L'adhésion des victimes à la cause de leurs agresseurs est souvent persistante. Ces sentiments positifs apparaissent indépendamment de toute manipulation mentale.

     Pour en savoir davantage : http://www.urgence.com/med/stockholm/index.html

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