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Syndrome de sevrage :

     « On appelle syndrome de sevrage un ensemble de symptômes provoqués par l'arrêt brusque de consommation d'une substance psychotrope. Il varie en forme et en intensité non seulement selon les substances et les doses consommées, mais aussi selon le sujet et le contexte socioculturel où il se trouve (prison, hôpital, domicile).

     On parle de sevrage lorsque l'arrêt ou la diminution de la consommation d'une substance (alcool, amphétamine, cocaïne, nicotine, opiacés, sédatifs, hypnotiques ou anxiolytiques) amène une modification comportementale inadaptée avec des répercussions physiologiques (ex. augmentation de la pression artérielle, de la fréquence respiratoire, du pouls et de la température corporelle) et cognitives. La plupart des symptômes de sevrage sont les opposés de ceux observés en cas d'intoxication avec la même substance.

     Plus la durée d'action de la substance est prolongée, plus le délai avant l'apparition des symptômes de sevrage sera long et plus le sevrage pourra durer longtemps. Il va de soi que si la personne consommait plusieurs substances, les interactions compliqueront le sevrage. Les symptômes les plus intenses de sevrage cessent habituellement quelques jours à quelques semaines après l'arrêt de la consommation. D'autres symptômes peuvent durer pendant des semaines ou même des mois. Si les symptômes persistent, un trouble mental primaire (sans relation avec la médication) doit être envisagé.

     Il peut être très dangereux, voire mortel, d'arrêter brusquement la consommation de certains psychotropes consommés régulièrement ou de façon soutenue. Ainsi, le sevrage d'anxiolytiques ou de somnifères doit se faire sur l'avis et sous la supervision d'une personne qualifiée » (d'après le centre L'Etape, de Louiseville (Québec) ; http:// www.etape.qc.ca ).

     S'agissant du phénomène sectaire, Jean-Marie Abgrall parle « de la pathologie de sortie des sectes. Le retour ) à la normale s'accompagne d'une redécouverte des « dégâts » posés par la coupure sectaire, et l'affrontement à cette réalité un phénomène d'angoisse d'autant plus grave que les systèmes de référence ont disparu. (…) Comme pour un toxicomane et comme pour toute forme d'addiction, la prise en charge d'un adepte de secte ne peut se concevoir sans la coopération du sujet. (…) Le rôle de la famille est ici fondamental. Le maintien des liens affectifs, toujours malmenés par la secte, demeure la seule passerelle qui relie l'adepte au réel. (…) Le soin d'un ex-adepte nécessite souvent l'intervention d'une équipe pluridisciplinaire. (…) Le sentiment de vacuité qui suit la sortie de la secte va de pair avec une prééminence de la symbolique de la mort, qui peut s'exprimer autant dans le conscient que dans l'inconscient ; on relève un manque total de « dynamique à vivre » (inLa Mécanique des sectes).

     cf. dépendance, psychotrope ou substance psychoactive.

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