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Psy… Vous avez dit psy ! Mais de quoi et de qui parlons-nous ? Les sigles et les abréviations sont souvent commodes, mais que recouvrent-ils en fait ? Un psy peut en cacher un autre. Une personne avertie en valant deux, il importe de prendre le temps de distinguer le vrai psy du faux, le professionnel formé et conscient de ses devoirs du pseudothérapeute autoproclamé à la formation non agréée par l’Etat. Psychiatre ? Psychologue clinicien ? Psychanalyste ? Psychothérapeute ? Psy… Et si nous allions jusqu’au bout des mots ?
 

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Hallucinogène :

     Définition détaillée :

     

     Du latin hallucinare: se tromper, divaguer.

     Substance psychoactive dont l'usage est recherché pour sa capacité à induire des hallucinations visuelles, auditives ou, plus rarement, tactiles. SYN. : psychodysleptique. D'autres désignations ont été proposées par divers auteurs, sans jamais s'imposer : délirants, délirogènes, éidétiques, misperceptogènes, mysticomimétiques, phanérothymes, psychédéliques, etc.

     

     Que sont les hallucinogènes ?

     Le pharmacologue Louis Lewin désignait comme phantastica ou hallucinatoria les drogues " thaumaturgiques " capables de provoquer des illusions sensorielles. La frontière qu'il proposait entre celles-ci et le groupe des inebriantia était en réalité bien floue : l'alcool, le cannabis et les solvants peuvent, en effet, à forte dose et chez des sujets psychiquement fragilisés, induire des hallucinations. Le terme d'hallucinogène fut proposé en 1954 par les psychiatres américains Hoffer et Osmond et canadien Smythies. Rapidement, Osmond préféra utiliser le terme de psychédélique. En 1959, les psychiatres français Jean Delay et Pierre Deniker introduisirent le terme de psychodysleptique dans leur classification des psychotropes. À la même époque, le terme de psychotomimétique fut également employé par les spécialistes.

     Selon Hoffer et Osmond (1967), les hallucinogènes induisent des modifications des perceptions, du cours de la pensée et de l'humeur, mais n'entraînent pas, aux doses usuelles, de confusion mentale, de troubles de la mémoire ou de désorientation à l'égard des personnes, de l'espace ou du temps. Cette approche souffre de notables exceptions. Elle a toutefois le mérite d'éliminer du groupe des hallucinogènes, entendu rigoureusement, des drogues susceptibles d'entraîner des états hallucinatoires, sans que cela soit, et de loin, leur principal effet (opiacés, certains anesthésiques, alcool, cocaïne, tabac dans certaines circonstances, etc.), ou encore des drogues qui induisent, au-delà des simples hallucinations, une perte radicale de contact avec la réalité (plantes de la famille des solanacées par exemple) û et ce, même si l'usage commun range la belladone ou le datura parmi les hallucinogènes.

     

     Mode d'action des hallucinogènes

     L'action des hallucinogènes sur les neurones du cerveau fait intervenir de nombreux types de neuromédiateurs, dont l'acétylcholine, la dopamine, la noradrénaline, mais surtout la sérotonine. Beaucoup d'hallucinogènes ont d'ailleurs une structure chimique qui évoque celle de la sérotonine. D'une façon schématique, les hallucinogènes puissants agissent comme des agonistes des récepteurs sérotoninergiques, un groupe de récepteurs abondants dans le cortex.

     

     Classification des drogues hallucinogènes

     La plupart des hallucinogènes utilisés sont des végétaux ou des alcaloïdes extraits de ceux-ci ; il s'agit plus rarement des produits obtenus par synthèse chimique. On distingue :

     1) Les phényléthylamines. Ce groupe comprend, outre la mescaline et le STP, divers dérivés amphétaminiques dont le type est l'ecstasy (ces produits sont difficiles à classer car leurs effets varient considérablement selon la molécule ou la dose utilisée).

     2) Les dérivés indoliques. À ce groupe appartiennent les nombreux dérivés de la tryptamine : la diméthyltryptamine, ou DMT (constituant notamment du yopo), les diéthyltryptamine et dipropyltryptamine, la psilocine et son ester phosphorique, la psilocybine, ainsi que la bufoténine.

     D'autres dérivés indoliques sont dotés d'une chaîne carbonyle : c'est le cas notamment de l'harmaline, constituant essentiel de l'ayahuasca.

     Ce groupe comprend enfin les amides de l'acide lysergique, dont la diéthylamide connue comme LSD, ainsi que des alcaloïdes végétaux à la structure complexe comme l'ibogaïne.

     3) Des hallucinogènes de structure diverse. Certains auteurs rapprochent des hallucinogènes des esters glycoliques dotés de propriétés anticholinergiques, les alcaloïdes des solanacées, le muscimol, la méthysticine du kawa, voire le tétrahydrocannabinol, ou THC.

     

     _______________________________________________________

     

     Définition plus succincte :

     

     Substance psychoactive dont l'usage est recherché pour sa capacité à induire des hallucinations visuelles, auditives ou, plus rarement, tactiles. Les risques liés à l'usage d'hallucinogènes concernent avant tout des manifestations d'angoisse, d'intensité tout à fait variables selon les personnes. Les plus fragiles sur le plan psychique peuvent connaître des problèmes de dépression se prolongeant bien après la fin des effets du produit. Enfin, certaines se retrouvent confrontées à des problèmes psychiatriques durables. Sur le plan légal, les hallucinogènes sont classés au tableau des stupéfiants et leur usage est donc interdit par la loi.

     En droit international, la Convention de Vienne 1971 sur les substances psychotropes classe comme telles la psilocine et la psilocybine contenues dans certains champignons. Le droit français est beaucoup plus strict puisque tous les champignons hallucinogènes sont classés comme stupéfiants, quel que soit leur genre (notamment les Stropharia, Conocybe et Psilocybe).

     Références : Convention de Vienne sur les psychotropes de 1971 ratifiée par la loi n°74-1009 du 2 décembre 1974 (Journal Officiel, 3 décembre, p. 12043), et publiée par le décret n°77-41 du 11 avril 1977 (Journal Officiel du 19 avril, p. 452) ; annexe IV de l'arrêté du 22 février 1990, Journal Officiel, 7 juin, p. 6678.

     

     Note bene : les deux définitions sont données par la MILDT (Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie). cf. Nos liens.

     

     cf. drogue, stupéfiant, substance psychoactive.

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