[ ] - LA CONCEPTION MARTIENNE DES ANALYSTES TRANSACTIONNELS (Martine Maurer)




« LA CONCEPTION MARTIENNE »
DES ANALYSTES TRANSACTIONNELS 

par Martine MAURER 


Je dédie ce texte à Christine, Danièle, Pascale, Brigitte, pour qui «le périple martien»

a constitué une grande souffrance dans leur vie dont j’ai pu être le témoin,
ainsi qu’à Richard, Dominique, Daniel, Michèle, Isabelle, Brigitte, Béatrice,
pour qui « l’attrait du rêve martien » s’est transformé en un voyage aujourd’hui sans retour.
   


« La conception martienne » ou analyse transactionnelle a pour fondateur Eric Berne, qui était un médecin psychiatre américain travaillant avec des patients psychotiques. Cette conception est construite autour d’un support théorique médiatisé par le groupe des analystes transactionnels. Cette approche comporte un langage, des concepts spécifiques qui en signalent la particularité.

La conception martienne s’est finalisée à partir de la pensée d’Éric Berne sur les fondements de sa logique, de ses associations, de ses représentations de notre monde à partir de son cadre de référence. Le «cadre de référence» (1) est d’ailleurs un argument clé des analystes transactionnels. Selon eux, l’homme évolue à partir de «son cadre de référence», et ce dernier n’est pas toujours pertinent amenant l’homme à utiliser son énergie dans des « jeux psychologiques » où il alterne les places « « de victime, de persécuteur et de sauveteur » en compagnie bien entendu d’autres hommes «joueurs» qui ont eux aussi un « cadre de référence » terrien qui n’est pas forcément fondé sur la meilleure des pertinences.

Origine de la création de l’analyse transactionnelle

Éric Berne, médecin psychiatre, a tenté avec assiduité de devenir psychanalyste. Devant le refus de ses confrères de l’accueillir et de le reconnaître comme tel, Berne se marginalise. Plusieurs raisons sollicitent sa décision : le besoin de se faire reconnaître, de se démarquer, de résister à l’assimilation du savoir psychanalytique – œuvre de pensée de ceux qui lui refusent l’entrée dans leur domaine -, le besoin de résister à ses propres résistances et probablement le besoin incoercible de ne pas changer. Le verdict de ses confrères est clair : il lui faut continuer sa psychanalyse car, en l’état, ceux-ci estiment qu’il ne peut pas pratiquer comme analyste. Alors Eric Berne s’installe en deçà des supports théoriques classiques, construisant ce qu’il nomme une nouvelle théorie obtenue en simplifiant les savoirs enseignés. (...)

Pour lire la suite: http://www.psyvig.com/doc/doc_57.pdf