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HISTOIRE D'UNE DÉRIVE MANAGÉRIALE PSYCHOSECTAIRE...

HISTOIRE D'UNE DÉRIVE MANAGÉRIALE PSYCHOSECTAIRE (une machine à broyer)



HISTOIRE D'UNE DÉRIVE MANAGÉRIALE PSYCHOSECTAIRE
ou pratiques de psychothérapie en entreprise : une machine à broyer

par PATRICK

 «Le séminaire se termina par la «danse de l’orange» qui était censée mesurer
le «courant passant entre deux individus»:
sans parler, les yeux bandés,
nous tenions une orange du bout des doigts, avec un partenaire
et devions imaginer ce qui se passait dans le corps et la tête de l’autre.»

«Les comptes rendus étaient peu fidèles à la réalité des séminaires.»

«Le consultant nous posa une multitude de questions, sa main posée sur notre épaule,
afin qu’il puisse ressentir l’énergie qui se dégageait de notre corps
»

«La directrice nous rappelait périodiquement que nous devions adhérer
à tout ce qui était proposé hors de ces séminaires. A défaut nous nous trouverions exclus
du comité de direction.»

«A l’instar de plusieurs collègues, j’appréhendais de plus en plus ces séminaire
qui engendraient chez moi, entre autres, insomnies, prise de poids,
augmentation de la tension artérielle, blocages de dos.»

«Ma direction n’hésita pas à user de mensonges et menaces pour me faire craquer.»

Paris, novembre 2005

En ma qualité de membre du comité de direction d’une unité opérationnelle d’une grande entreprise française, j’ai été amené à suivre, pendant deux ans, des séminaires dits de « management », organisés par un consultant psychothérapeute ayant réussi à se faire référencer dans le catalogue de formation de l’entreprise.

 Ces séminaires ont été mis en œuvre par notre directrice, en dehors du cursus de formation officiel défini par la Direction Générale. Répartis en dix sessions, ceux-ci nous ont mobilisés pendant vingt-cinq jours, sur des sites résidentiels réputés dans la région. Les premiers séminaires étaient agrémentés d’activités ludiques, sportives ou dites de bien-être. Notre appartenance au comité de direction était conditionnée, entre autres, par une implication totale de notre part.

 Au départ, le consultant nous reçut individuellement pendant une heure environ afin de nous interroger sur nos pratiques managériales, nos modes de fonctionnement, nos relations avec les collègues et la directrice. Au motif qu’il n’avait pas la maturité suffisante pour y participer, un collègue, fut rapidement exclu du comité de direction après avoir été écarté de ces séminaires.

 Le coût d’une journée consultant avoisinait 1500 €, auxquels il fallait ajouter les coûts d’hébergement, de restauration et de loisirs pour notre groupe de douze personnes. (...)

Pour lire la suite: 
http://www.psyvig.com/doc/doc_40.pdf


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