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MA MÈRE, PREMIÈRE VICTIME DE L'ANALYSE...

MA MÈRE, PREMIÈRE VICTIME DE L'ANALYSE



MA MÈRE FUT LA PREMIÈRE VICTIME DE CETTE ANALYSE

     
« Au fil de l’analyse, je m'apprenais à avoir enfin confiance en un être humain
et je désirais apprendre,comme il me conduisait à le faire, à croire en l'autre,
c'est-à-dire en lui. Pour accéder à ma confiance,
je fus affectivement manipulée jusqu'à devenir gravement dépendante de lui.
Moins d’un an après, je pensais à lui tous les jours. Non, je n'étais pas amoureuse,
mais il était omniprésent dans ma vie. Je l'aimais certes, probablement comme un enfant peut aimer ses parents, leur offrir sa pleine confiance,
alors que j’avais été adroitement manipulée dans ce but. » 


Paris, mars 2005. « Avant d'offrir mon témoignage concernant une thérapie abusive, dans sa forme, j'aimerais insister sur cette triste évidence que j'eus une enfance triste. Cette entrée dans la vie fut pour moi un mauvais patrimoine dont je paie encore aujourd'hui, les conséquences.

 A l'âge de 20 ans, je fis une grave tentative de suicide qui me valut un coma de plusieurs jours. Mes parents me mirent d'office dans un service de neuropsychiatrie où je connus l'enfer des médicaments et leurs effets secondaires.

 Lorsque je vins vivre à Paris, où je pus me lancer dans la vie artistique, les choses s'arrangèrent et j’entrai dans l’âge adulte. Mais des événements accablants, qui commencèrent avec le déménagement de ma mère dans ma région, provoquèrent des flashes de souvenirs douloureux.

 En 2000, suite à mes recherches, je trouvai un site sur la N.D.E (Near death expérience), ouvert aux témoignages des experiencers de ces phénomènes. Comme libérée, j'eus ainsi l’occasion de témoigner de mon expérience vécue durant ma tentative de suicide. Décrire cette expérience me fut à la fois salutaire et destructeur, car, en la décrivant, ce fut tout le décorum familial qui réapparut avec son cortège de misères et de haines. J'avais été cruellement seule durant cette période entre la vie et la mort. Tous ces flashes, ainsi que la proximité de ma mère qui me rappelait le passé, m'alarmèrent. Peu à peu je perdis confiance en mes possibilités d’artiste et mes amis ou relations me quittèrent. La chute s’accentua lorsque, devenue alcoolo-dépendante je me mis à souffrir de divers problèmes somatiques.

 J'aspirais vraiment à m'en sortir. Je fis part de mon désarroi à un médecin reconnu pour ses écrits et recherches sur la NDE, à qui j'avais confié mon témoignage. Il me conseilla alors de consulter un "écoutant", c'est-à-dire une personne apte à comprendre ma douleur et ce type d'expérience qu'est la "N.D.E". Il m'envoya donc une liste de trois thérapeutes. Ce fut donc sans méfiance que je me présentai chez l'un d'eux.

 J'avais volontairement choisi un homme analyste afin de réparer l'image d'un «mauvais père ». Ce psychanalyste avait fait des études de psychologie. Il se disait « analyste dissident ». Il critiquait ses confrères du milieu officiel et malheureusement, je tolérai son attitude car, après ma tentative de suicide, j'avais été ouvertement escroquée par un psychiatre bien établi.

 Ce psychanalyste avait acquis au cours de ses voyages en Afrique et au Pérou, des expériences et méthodes chamaniques qui l'influençaient dans sa thérapie. Ses bases étaient bien sur les références fondamentales telles que Freud, Jung, Lacan, Ferenczi, mais aussi et surtout Winnicott.

«Aujourd'hui, en me souvenant de ce jour maudit,
je suis totalement effondrée.»

 De ma première séance, je me souviens comme si c'était hier. (...)

Pour lire la suite: http://www.psyvig.com/doc/doc_48.pdf


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