[ ] - COMMENT VITER AU MIEUX LE RISQUE D'EMPRISE ?




COMMENT ÉVITER AU MIEUX LE RISQUE D'EMPRISE ?

par Psychothérapie Vigilance 

« Le praticien en psychothérapie est tenu à respecter des règles déontologiques très strictes. Il ne doit en aucun cas établir avec son patient
des relations de type familier ou affectif. »

« Il importe de ne jamais se départir d’un sens critique
 et, en toute circonstance, de s’employer à faire preuve de discernement. »


L’emprise n’est pas toujours facile à identifier. Le thérapeute déviant avance « masqué ». Le plus souvent c’est un thérapeute autoproclamé qui, à l’occasion, peut se réclamer d’un institut de formation lui-même autoproclamé. Mais la déviance peut être aussi le fait d’un psychanalyste, d’un psychothérapeute, d’un psychologue clinicien ou d’un psychiatre. Quand le patient ou son entourage éprouve des doutes, il convient de se renseigner sans attendre. En principe, le médecin de famille sera de bon conseil. Il convient de faire le point de temps à autre avec lui, de lui exposer les sujets d’inquiétude, de l’informer des améliorations comme des difficultés. Le médecin sera rassurant. Il dira à juste titre qu’une thérapie provoque des prises de conscience et des bouleversements parfois pénibles à vivre, pour le patient comme pour ses proches. Si les doutes persistent, si «la crise» se prolonge, il faut exposer la situation à des associations ou organismes en mesure d’apporter des éclaircissements sur la cohérence de la méthode utilisée, de pointer les anomalies patentes et, s’il y a lieu, d’aider la victime de « manipulateurs » ou « charlatans » à réparer ce qui a été vécu (cf. la réponse à la question : «Quels sont les organismes ou institutions en mesure d’apporter leur aide face à un cadre déviant ?»).

     Pour éviter le risque d’emprise, la première précaution est de recourir de préférence à un praticien ne se référant pas à un groupe ou à une appartenance particulière. Les vrais praticiens n’ont jamais besoin de titres pompeux ni de multiples rattachements à des formations ou enseignements dispensés dans l’école X du grand auteur Y, dont l’existence est authentifiée par un site Internet aux multiples ramifications attrayantes et luxueuses. Les praticiens compétents ne vont pas étoiler leurs cartes de visite d’une kyrielle de titres non référencés par des diplômes d’état.

 Il est vivement recommandé d’éviter les propositions alliant psychothérapie et méthodes nouvelles au goût du jour: astrologie, ésotérisme, naturopathie psychothérapeutique, développement spirituel, nouvelle conception d’organisation des relations sociales, travail en état de nudité ou activé par des mises en scènes de renaissance… Ces dernières options peuvent engendrer des décompensations massives ou progressives qui contribueront le plus souvent à prolonger la durée du mal-être, voire à amplifier la souffrance, dans le contrecoup d’un bénéfice apparent. (...)

Pour lire la suite: http://www.psyvig.com//doc/doc_135.pdf