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ENTRETIENS DE GUY ROUQUET AVEC... BRUNO RUIZ SUR LE RÔ...

ENTRETIENS DE GUY ROUQUET AVEC... BRUNO RUIZ SUR LE RÔLE ET LA FONCTION DE PSYCHOTÉRAPIE VIGILANCE



GUY ROUQUET  S'ENTRETIENT AVEC CHRISTOPHE RUIZ SUR LE RÔLE ET LA FONCTION DE PSYCHOTHÉRAPIE VIGILANCE

«Il existe en France près de cinq mille dérapeutes, ce qui fait
cinq cent mille victimes réelles ou potentielles pour l’ensemble du pays.»

«Psychothérapie Vigilance s’est beaucoup investie dans l’effort entrepris 
par les pouvoirs publics pour réglementer l’usage du titre de psychothérapeute 
et classer comme stupéfiants des hallucinogènes neurotoxiques 
que leurs zélateurs présentent comme «visionnaires» (iboga, ayahuasca ou yagué).

«Certes, il y a des personnes plus vulnérables que d’autres par leur nature même, 
et qui sortent d’une secte pour se précipiter dans une autre, 
mais les coups durs de la vie n’épargnent personne. 
La disparition d’un proche, un licenciement économique, un accident de santé 
par exemple générèrent un état de faiblesse que les sectes, les marchands d’illusions et les charlatans de la santé s’empressement d’exploiter.»

«De la dérive thérapeutique à l’embrigadement sectaire, 
il n’y a souvent que quelques pas.»


Christophe Ruiz -  Guy Rouquet, pourquoi avez-vous créé Psychothérapie Vigilance? Quelle est l’importance de votre association? Comment fonctionne-t-elle?

Guy Rouquet - J’ai créé l’association pour combler un manque, répondre à une attente. En 2001, les institutions et associations luttant contre le phénomène sectaire et la mécanique des sectes avaient pour cible essentielle les mouvements épinglés par la commission d’enquête parlementaire sur les sectes, de la Scientologie aux Témoins de Jéhovah en passant par l’Organisation du Temple solaire, le Mandarom ou les Raéliens par exemple. Ce combat les accaparait pleinement. Faute de temps, de moyens, elles négligeaient ou mésestimaient les psychosectes qui, sans gourou apparent, prospéraient dans le champ sanitaire et social. En m’intéressant à un groupe se disant thérapeutique, que je croyais complètement marginal, j’ai découvert que ce dernier faisait partie d’un réseau fortement idéologisé, aux ramifications internationales, dont les principaux acteurs étaient pour l’essentiel des psychothérapeutes autoproclamés ou pseudo-formés dans des écoles à vocation commerciale non agréées par le Ministère de la Santé ou de l’Education Nationale. Ignorant tout du fonctionnement du psychisme, n’ayant pour la plupart entrepris pas la moindre année d’étude en médecine ou en psychologie, n’ayant même pas le bac pour certains, ces thérapeutes, encouragés par leurs petits maîtres à exploiter un vide juridique, s’étaient autorisés à accueillir des «patients», des personnes en demande de soins psychiques ou d’aide psychologique. Voilà la raison d’être de Psychothérapie Vigilance. L’association est au service des victimes de thérapies déviantes, abusives et psychosectaires. Elle œuvre au quotidien, notamment par le biais de son site Internet, qui est très visité et constitue une mine d’informations. Elle met à contribution deux cents correspondants environ, des professionnels de la santé, des agents de l’Etat, des journalistes d’investigation, des associations, des particuliers.

Christophe Ruiz - Votre combat est-il uniquement ciblé sur ce que vous appelez les dérapeutes? Qu'entendez-vous d'ailleurs exactement par ce terme? Agissent-ils seuls ou plutôt pour le compte de mouvements sectaires?

Guy Rouquet - Le «dérapeute» est un thérapeute dévoyé comme les émules de l’ex-docteur Hamer par exemple ou une personne s’autorisant à traiter ou soigner des clients sans avoir de formation en psychologie ou en médecine, en ignorant tout de la psychopathologie. Ces personnes peuvent être de bonne volonté, croire en ce qu’elles font, mais elles sont généralement toxiques. Incapables d’établir des diagnostics, elles génèrent ou aggravent souvent des pathologies, à l’instar des faux médecins de Molière ou du Docteur Knock de Jules Romains que son délire et son sens des affaires conduisaient à professer que «Tout bien portant est un malade qui s’ignore». En règle générale, ces dérapeutes, qui donnent l’impression d’agir isolément, font partie d’un ou plusieurs réseaux, d’associations parfois fédérées, qui, de fait, par leur mécanisme et leur dessein sont psychosectaires. L’argent en en est le moteur, mais pas seulement. (...)

Pour lire la suite: http://www.psyvig.com/doc/doc_54.pdf


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