[ ] - NOUVELLE TAPE DANS LENQUTE SUR LES MTHODES DU CENTRE PRUVIEN TAKIWASI




NOUVELLE ÉTAPE DANS L’ENQUÊTE SUR LES MÉTHODES
DU CENTRE PÉRUVIEN TAKIWASI

Une psychothérapeute paloise mise en examen

Marie-Dominique Hamon, 55 ans, psychothérapeute au château d'Idron au moment de sa première audition, début juillet 2002, a été mise en examen par le juge palois Thierry Rolland du chef d'infraction à la législation sur les stupéfiants dans le cadre de l'information judiciaire visant le sulfureux centre Takiwasi. Elle est la troisième personne à être mise en examen dans ce dossier après Michel Mouret, 61 ans, médecin psychiatre à l'hôpital Saint-Luc de Pau ou Centre hospitalier des Pyrénées (lire « Sud-Ouest » du 21 janvier) et après Ghislaine Bourgogne, 46 ans, psychothérapeute à Lyon, présidente de l'IFRET (Institut français d'expérimentation sur les thérapies traditionnelles). L'affaire avait commencé en juillet 2000 avec la plainte d'un Bigourdan trouvant que le comportement de sa fille, étudiante à Pau, avait radicalement changé depuis qu'elle fréquentait la psychothérapeute paloise. La commission rogatoire délivrée aux gendarmes de la brigade des recherches départementales les amena à s'intéresser à l'IFRET, plus connue sous le nom de « la Maison qui chante ». Cette association, créée en 1991, dirigeait ses adhérents vers un centre péruvien appelé « Takiwasi » (la Maison qui chante est la traduction française de ce mot). Cette structure avait été fondée en 1992, à Tarapoto, en Haute-Amazonie, à 800 kilomètres de Lima, par un médecin français d'origine vendéenne, le docteur Jacques Mabit, dans le but initial de désintoxiquer les toxicomanes d'Amérique.

Chamanisme.Le centre s'ouvrit plus tard à des patients français. Le docteur Mouret et Mme Hamon, tous deux fervents partisans des méthodes de Takiwasi, entretenaient des relations avec ce centre; ils envoyaient ou accompagnaient des clients aux « séminaires d'évolution personnelle » organisé par le docteur Mabit (915 euros pour quinze jours, voyage non compris). Les pratiques magiques du chamanisme sont à la base des thérapies hallucinantes - au sens propre du terme - proposées par le docteur Mabit. Lors de sessions rituelles d'initiation, les «stagiaires », encadrés par des « guérisseurs locaux », ingéraient des décoctions de plantes destinées à « libérer les nœuds émotionnels » des patients. Le problème, c'est que, parmi ces plantes, en figurait une, l'ayahuasca, classée produit stupéfiant par la législation française (les scientifiques l'assimilent à un hallucinogène). D'où le placement en garde à vue, en juillet 2002, des principaux animateurs de la Maison qui chante, du docteur Mouret et de Mme Hamon. Les trois mises en examen intervenues depuis un mois sont venues nourrir le volet pénal de ce stupéfiant dossier dont la manipulation mentale constitue l'impalpable toile de fond. (...)

Pour lire la suite: http://www.psyvig.com/doc/doc_84.pdf