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CACHEZ CES VICTIMES QUE NOUS NE SAURIONS VOIR! (Guy Rou...

CACHEZ CES VICTIMES QUE NOUS NE SAURIONS VOIR! (Guy Rouquet)



CACHEZ CES VICTIMES QUE NOUS NE SAURIONS VOIR ! 

par Guy ROUQUET

« Comment, jeune fille, votre père vous faisait sauter sur ses genoux 
       quand vous étiez petite ? Je ne veux pas vous influencer, 
      mais ce n’est pas très sain tout ça. »


Les réactions suscitées par l’adoption, en première lecture, de l’amendement proposé par le député Bernard Accoyer pour encadrer la pratique de la psychothérapie relèvent pour la plupart de l’irrationnel. Discours et libelles fleurissent. Il semblerait que la patrie soit en danger. De quoi s’agit-il ? Ni plus ni moins que de combler un vide juridique et de donner des assurances aux malades et aux demandeurs de soin ou de développement personnel sur les qualifications pratiques et théoriques du thérapeute sollicité. Or un front du refus semble s’être constitué, à la composition étrange, où on a de plus en plus de mal à savoir qui manipule qui, à quelles fins précises et en se fondant sur quels intérêts. Beaucoup d’argent est en jeu, - trop. Et des ambitions personnelles, - trop. D’où le zèle exceptionnel déployé par certains pour préserver le statu quo c’est-à-dire autoriser de fait le premier venu à explorer et triturer votre cerveau et, trop souvent, à le soumettre à sa propre volonté.

Le tapage généré par l’amendement aura eu au moins un mérite : celui d’éclairer l’opinion. En dépit des efforts extraordinaires prodigués par les commerciaux de la santé mentale pour vendre à la criée le slogan foncièrement malhonnête Touche pas à mon psy, de nombreux patients se demandent aujourd’hui à quel « psy » ils ont affaire. Beaucoup ont compris qu’il y a « psy » et « psy », qu’un psychothérapeute n’est pas plus psychologue qu’une diseuse de bonne aventure, que son degré d’instruction et de culture est incertain, que sa formation – si formation il y a eue – n’est pas agrée par les pouvoirs publics. Ne serait-ce que pour cette raison, la « publicité » faite à l’amendement est une excellente chose. La conscience des particuliers est désormais activée. Plus rien ne sera comme avant. (...)

Pour lire la suite: http://www.psyvig.com//doc/doc_91.pdf


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