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REGARDS SUR LA RÉGLEMENTATION DE L'USAGE DU TITRE DE PSYCHOTHÉRAPEUTE



REGARDS SUR LA RÉGLEMENTATION
DE L'USAGE DU TITRE DE PSYCHOTHÉRAPEUTE


par Guy ROUQUET

Président de Psychothérapie Vigilance (1)

«Là où existait un vide, se dresse désormais un socle.»

 «Il n’est que de voir la triste figure que font les représentants
des organisations de «psychothérapeutes» se disant représentatives
pour comprendre que le législateur a fait mouche.»

Parmi les raisons qui m’ont conduit à créer Psychothérapie Vigilance en juin 2001, il y eut cette découverte effarante: le psychothérapeute exerçait son activité dans un cadre non réglementé la fonction qu’il remplissait l’était sans titre. L’appellation n’étant protégée par aucun texte de loi, des milliers d’individus n’ayant pour l’immense majorité d’entre eux aucune formation en médecine ou en psychologie, et de ce fait ignorant tout du fonctionnement du psychisme, avaient investi «le champ psy», les uns en s’autoproclamant thérapeutes, les autres en se réclamant d’une formation généralement onéreuse dispensée par une «école» ou un «institut» non agréé par l’Etat, mais dont l’une des particularités consistait à délivrer des «certificats» ou «diplômes» censés permettre l’ouverture d’un cabinet de soins. Certificats ou diplômes sans valeur légale, en mesure d’abuser tout à la fois son détenteur ou récipiendaire, et davantage encore les demandeurs d’aide psychologique, persuadés d’avoir affaire à un professionnel dûment qualifié et, somme toute, plus rassurant que le psychiatre, qui inquiète, que le psychologue, qui ne soignerait pas, que le psychanalyste, qui prendrait son temps et beaucoup d’argent… (2)

Mettant à profit le vide juridique relatif à leur absence de statut, les psychothérapeutes en question jouaient sur deux tableaux: d’une part, en faisant accroire qu’ils étaient des experts à part entière dans le domaine du bien-être et de la santé mentale, et, d’autre part, en se positionnant dans les faits comme des opérateurs commerciaux raisonnant en termes de réseau et de stratégie. C’est ainsi que dans les Pages Jaunes les psychothérapeutes s’inséraient tout naturellement après les psychanalystes, les psychiatres et les psychologues, accréditant peu à peu dans l’opinion publique l’idée que «le carré psy», revendiqué par les organisations se disant représentatives des psychothérapeutes, était une réalité. C’est ainsi également que, n’étant contraints par aucune obligation légale ou déontologique, ils pouvaient vanter et vendre sans le moindre contrôle leurs mérites et qualifications supposés dans des annonces publicitaires en tous genres, sur papier glacé, recyclé ou électronique. A les lire et les entendre, l’avenir leur appartenait puisque, selon eux, tout le monde avait besoin d’une psychothérapie, qu’il fallait un psychothérapeute par tranche de deux mille habitants et qu’il importait de promouvoir la psychothérapie sur les cinq continents…

Pour lire la suite: http://www.psyvig.com/doc/doc_88.pdf


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