AFSI : ALERTE FAUX SOUVENIRS INDUITS |
LE SYNDROME DE LA FAUSSE MEMOIRE
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Régie par la loi de 1901, l’A.F.S.I a été déclarée le 25 juillet 2005, par des parents injustement accusés par leurs enfants majeurs, de maltraitance et d’abus sexuels, soi-disant survenus pendant leur petite enfance, abus dont ils n’avaient aucun souvenir auparavant et qu’ils « découvrent » 20 ou 30 ans plus tard, à la suite de séances dites de « thérapies » basées sur la recherche des souvenirs de la petite enfance. Ces thérapies particulièrement perverses entraînent la rupture totale et définitive d’avec les familles.
La pratique des Faux Souvenirs peut s’exercer sous deux formes différentes : - sur un plan collectif, à partir d’un groupe ou d’une secte - sur un plan individuel, à partir d’un opérateur qui exerce des thérapies déviantes.
Dans ces deux cas, il s’agit de dérives psychosectaires utilisant le même mécanisme de manipulation mentale. |
C’est ce que nous appelons le Syndrome des Faux Souvenirs Induits. |
| Le syndrome de la fausse mémoire peut être identifié lorsqu’il n’est précédé par aucun souvenir de même nature pendant les 20 – 30 années antérieures et qu’il apparaît brusquement au cours, ou à la suite, d’une thérapie basée sur la recherche des souvenirs d’enfance et commence à altérer le jugement et la personnalité des jeunes patients adultes. |
Comme l’écrit le Dr Michel TOPALOFF, Psychiatre, dans la préface du livre : Le Syndrome des Faux Souvenirs – E. Loftus. En 1895, Freud affirmait avoir découvert chez toutes ses patientes hystériques des souvenirs de traumatismes de nature sexuelle survenus dans leur enfance. Puis rapidement, il récusait cette théorie et reconnaissait que les souvenirs allégués par certaines de ses patientes ne correspondaient à aucun événement réel de leur passé. Il renonce à son hypothèse. Ces souvenirs sont des fantasmes. |
Aux Etats-Unis, depuis les années 1980, cette première théorie a été reprise et largement appliquée par de nombreux professionnels de la Santé. C’est à cette époque que s’est particulièrement développé le problème de ces thérapies déviantes qui ont provoqué de nombreux procès et drames familiaux, jusqu’à ce que, en mars 1992, une fondation située à Philadelphie :
LA FALSE MEMORY SYNDROME (FMS FOUNDATION)
entame une lutte résolue contre ces mauvaises pratiques thérapeutiques. Aujourd’hui, ces pratiques sont dénoncées et des scientifiques de renom vont même jusqu’à les interdire. |
Les Cours de Justice américaines deviennent prudentes sur les abus sexuels d’enfants majeurs disant avoir retrouvé la mémoire. D’autant que certains patients se sont rétractés de leurs accusations et se sont retournés contre leurs thérapeutes pour leur avoir « implanté » des Faux Souvenirs. Ils leur ont intenté des procès, qu’à notre connaissance, ils ont toujours gagnés.
En Europe ce phénomène connaît depuis une décennie un développement considérable. En France, dans toutes les régions, de nombreuses familles en sont victimes. |
IMPORTANT Il ne s’agit pas pour les membres de l’association, de nier ou de minimiser la réalitédes abus sexuels, de l’inceste ou de la maltraitance des jeunes enfants. Il ne s’agit pas non plus de dire que, dans leur ensemble, toutes les psychothérapies sont négatives. En revanche, il leur semble essentiel de dénoncer de telles pratiquespuisqu’elles existent, et nuisent fortement au combat légitime des vraies victimes. |
III – QUELLES SONT LES VICTIMES DE CES THERAPEUTES DEVIANTS
Le profil-type est le cas d’adultes (des jeunes femmes en majorité) âgées de 20 à 40 ans, d’un niveau intellectuel supérieur à la moyenne, souvent issues de familles vivant en harmonie, et qui débutent une « thérapie » ou pseudo-thérapie, à la suite d’insatisfactions personnelles mal définies. Elles sont alors en état de faiblesse, « prêtes » à entendre le discours du thérapeute, quel qu’il soit.
Certes, il y a des professionnels formés et reconnus, mais, dans la nébuleuse de « l’ego», il existe aussi des thérapeutes autoproclamés qui se comportent en gourous et abusent du malaise existentiel ET de la souffrance psychique de leurs patientes.
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Lorsqu’elles consultent un ou plusieurs thérapeutes de ce type, ces jeunes femmes ignorent, que ceux-ci pratiquent des techniques diverses de recouvrance supposée de la mémoire. Le thérapeute leur explique que si elles sont mal aujourd’hui, c’est qu’il leur est arrivé un traumatisme grave dans leur petite enfance ; si elles ne s’en souviennent pas, il leur «suggère» qu’elles ont « refoulé » l’événement. C’est ainsi que, manipulées par leur « thérapeute », les victimes, en viennent à accuser leurs parents, un familier, un ami, d’inceste et de maltraitance, et bien qu’ayant retrouvé «l’origine» de leur mal-être, elles ne sont pas pour autant guéries. Certaines sombrent dans des dépressions qui peuvent durer des années, puisque non soignées ; alors elles deviennent la « proie » ou « l’objet » de leur thérapeute. |
Elles renient la famille, les amis et pour certaines, quittent tout. On constate alors la dépendance aliénante de ces personnes vis-à-vis de leur thérapeute, leur destruction psychique et intellectuelle et aussi l’emprise et le pouvoir de celui-ci sur leurs moyens financiers. D’autres en arrivent à quitter leur milieu professionnel et à suivre une formation (des stages, des séminaires) pour devenir à leur tour « thérapeute de l’âme » et transmettre la bonne parole du maître. Toutes ces formations coûtent énormément cher et ne débouchent sur aucun diplôme reconnu par l’Etat.
Ces thérapies peuvent durer des années …. Sans espoir de guérison, sauf … de changer de thérapeute et de consulter, enfin, un vrai professionnel. Pour les victimes prises dans cet engrenage, c’est ce qui peut leur arriver de mieux alors. A supposer bien sûr que ledit professionnel connaisse le syndrome en question.
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LES PETITS-ENFANTS La rupture est totale dès que les accusations sont lancées : les enfants accusateurs renient totalement leurs parents et privent leurs propres enfants de la tendresse et de la présence de leurs grands-parents mais aussi de la famille élargie.
Si l’article 371-4 du Code Civil prévoit que « les parents ne peuvent faire obstacle aux relations personnelles des petits-enfants envers leurs grands-parents », la réalité est bien différente. Les grands-parents ont tout lieu de s’inquiéter des conséquences psychologiques rencontrées chez les jeunes enfants, sur le fait qu’ils soient brutalement séparés de leurs grands-parents, de la famille élargie et même des amis, et de n’avoir comme discours que celui de leurs parents, manipulés eux-mêmes par les adeptes du groupe ou par le leader «psy».
LES GRANDS-PARENTS Les grands-parents, bien souvent de paisibles retraités, se retrouvent accusés de maltraitance et d’inceste sans bien comprendre ce qui leur arrive, et cela au moment précis où, disposant de plus de temps et de liberté, ils espéraient pouvoir profiter pleinement de leurs enfants et petits-enfants.
Certains parents se sont suicidés, d’autres se sont retrouvés en garde à vue, mis en examen, jusqu’à ce que la Justice se rende compte, de nombreux mois plus tard, que les jeunes femmes accusatrices avaient été manipulées par un ou plusieurs thérapeutes, ou leaders «psy en tous genres». Pour ces familles, le mal était fait, la famille détruite. |
- Se faire connaître auprès des familles désespérées et les aider à faire face à ces accusations, en organisant des réunions d’information ; - Dénoncer ces pratiques déviantes auprès des autorités compétentes.
L’AFSI a demandé à Monsieur le Ministre d la Santé de réglementer au plus vite la profession de psychothérapeute et de ne plus permettre à des charlatans de s’autoproclamer « psy » avec pour seuls buts, ceux de satisfaire leur ego, d’exercer leur volonté de puissance, et de vider le porte-monnaie de leurs victimes.
Le 5 Septembre dernier, l’association a été auditionnée à l’Assemblée Nationale par la Commission d’Enquête Parlementaire relative à l’influence des mouvements à caractère sectaire et aux conséquences de leurs pratiques sur la Santé physique et mentale des mineurs.
Elle a demandé aux membres de cette commission : - L’arrêt des pratiques des thérapeutes autoproclamés en réglementant rapidement la profession de thérapeute ; - L’amélioration des articles 371-4 du code civil et 223-15-2 du code pénal pour une démarche administrative et judiciaire simplifiée et efficace ; - La formation des magistrats, des experts judiciaires, en particulier, la formation spécifique des juges pour enfants, des assistants sociaux et des experts judiciaires ; - La possibilité pour les grands-parents d’avoir un droit de regard sur la santé et la scolarité de leurs petits-enfants.
L’AFSI demande aux familles se trouvant dans cette situation, accusées à tort par leurs enfants majeurs de bien vouloir prendre contact avec elle à l’adresse suivante : afsi.fauxsouvenirs@wanadoo.fr |
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