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Psy… Vous avez dit psy ! Mais de quoi et de qui parlons-nous ? Les sigles et les abréviations sont souvent commodes, mais que recouvrent-ils en fait ? Un psy peut en cacher un autre. Une personne avertie en valant deux, il importe de prendre le temps de distinguer le vrai psy du faux, le professionnel formé et conscient de ses devoirs du pseudothérapeute autoproclamé à la formation non agréée par l’Etat. Psychiatre ? Psychologue clinicien ? Psychanalyste ? Psychothérapeute ? Psy… Et si nous allions jusqu’au bout des mots ?
 

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 LES "BEATITUDES" OU DU RENOUVEAU AU POISON DU PSYCHO-SPIRITUEL......


LES "BEATITUDES" OU DU RENOUVEAU AU POISON DU PSYCHO-SPIRITUEL...

par Nina S.

Poitiers, 17 février 2007


« Nous pensions que notre cas était isolé, jusqu’au jour où ce que nous subissions,
notre fille et nous, est devenu tellement inhumain que nous avons été contraints
de voir et de nommer ce qui se passait là dedans. Nos amis, qui s’alertaient eux aussi,
nous ont non seulement soutenus mais ont éclairé notre jugement.
Il s’agissait bien de dérives sectaires. »

Nous étions une famille heureuse, joyeuse, très unie, enrichie de l’affection de nos parents et de nos nombreux amis. Une famille qui devrait encore vivre de cet amour si pour notre plus grand malheur notre fille, au moment de son adolescence, n’avait pas rencontré le renouveau charismatique.

C’est au cours d’un séjour dans un monastère qu’elle a été envoyée sans notre accord dans une communauté nouvelle censée la « guérir »…Nous ne pouvions adhérer à l’incohérence de cette démarche qui lui faisait stopper ses études pour une soi-disant guérison à de supposées blessures découvertes soudain, après un « discernement » de quatre jours…

Nous nous sommes rapidement rendu compte que notre fille était propulsée dans un monde irrationnel, fondé sur le ressenti, l’émotivité et le subjectif où tout pouvait basculer. Un monde coupé de la réalité. Ce que nous craignions est arrivé. Après un parcours déstabilisant de maison en maison dans la communauté des Béatitudes, elle s’est retrouvée à Château saint Luc où le « berger » pratiquait des sessions dites de guérison, d’agapéthérapie et autres. Ces prétendues thérapies, camouflées dans une démarche de foi, ne sont rien d’autre qu’une expérience empirique qui mélange une psychologie de bazar à une religiosité dont la thèse est la « blessure », l’antithèse la « guérison », et la synthèse des thérapies sans fin devenues de la sorte le seul projet de vie de cette communauté

Notre fille a subi ces dangereuses thérapies qui se caractérisent par une relecture déstructurante de tous les liens familiaux, induisant de faux souvenirs pour démontrer les parents responsables de tous les maux ainsi « révélés ». La traque du mal n’épargne rien ni personne. L’exemple qui suit est des plus édifiants. Notre fille était au courant de ce que j’avais perdu un enfant in utero. Elle m’a téléphoné un matin pour savoir si cette fausse couche avait eu lieu avant ou après sa naissance. Comme je lui répondais avant, elle m’a aussitôt fait préciser si j’avais fait une « prière de délivrance ». Surprise, je lui ai répondu que je ne voyais pas pourquoi j’aurais fait une pareille chose dans la vie de foi qui est la mienne pour un enfant qui était désiré et aimé. Elle m’a rétorqué aussitôt, « oui, mais moi, j’ai été conçue dans un cercueil, ce qui explique bien des choses. » Ainsi, au-delà de la nocivité des parents, même un enfant mort avant sa naissance est diabolisé et devient un danger dont il faut guérir…

Le « berger », médecin pédiatre, était également le thérapeute autoproclamé des communautaires, chacun étant lié à lui par un vœu d’obéissance. Il en était également le directeur spirituel. En sa qualité de « berger » reconnu par l’évêque, son pouvoir était sans faille.

Quelle liberté reste-t-il à une personne sous une pareille férule qui n’est rien moins qu’un abus de pouvoir puisque cette communauté qui se présente faussement en habit religieux et prétend vivre une vie monastique, est en réalité une association de laïcs qui n’a aucun droit à imposer des vœux religieux ? Même pas droit à former des prêtres, les siens étant incardinés dans le diocèse d’Albi, donc à ce titre prêtres diocésains.

Il faut savoir que n’importe qui peut se faire piéger. Notre fille était équilibrée, bonne élève. Elle n’avait besoin d’aucune thérapie. Elle s’est fait prendre au piège au nom de la foi car elle se croyait dans une démarche spirituelle et dans une communauté religieuse. Cet amalgame entre le psychologique et le spirituel, où des vœux religieux sont conditionnés par une association de laïcs, crée une confusion qui permet toutes les dérives.

Et les dérives ne manquent pas… La nourriture des communautaires provenait des produits périmés d’un supermarché. Notre fille était utilisée comme bonne d’enfants du couple de « bergers ». Elle assurait également le secrétariat et dormait dans son lieu de travail sur un matelas posé à même le sol, derrière son bureau. Pour se laver, un lavabo où elle accédait en marchant sur son matelas. Le vendredi, sous prétexte de jeûne, elle ne mangeait pas ou à peine. Pour qu’elle ait des vêtements convenables et chauds dans ces locaux à peine chauffés en hiver, nous les achetions.

Dans de telles conditions, notre fille était utilisée au seul besoin de la communauté et à son profit exclusif puisque, comme tous les autres communautaires, elle n’a jamais bénéficié de cotisations sociales ou de retraite. Un véritable scandale lorsqu’on sait que la maison tournait à plein avec des sessions de plus en plus nombreuses dont la charge du travail d’accueil et d’hébergement retombait sur les communautaires. Ces sessions rapportaient beaucoup d’argent, ce qui a permis à la communauté d’acheter une maison pour six millions de francs environ. En effet, l’argent semble avoir une place très importante à Château saint Luc comme tend à le prouver cet épisode : c’est à partir du moment où nous avons refusé à notre fille de lui donner deux cent mille francs pour la communauté qu’elle a rompu tous liens avec nous.

Mais déjà, avant cet événement, nous ne pouvions avoir avec elle une relation normale. Elle était devenue méfiante, hautaine, pour ne pas dire méprisante. Les rares fois où nous avons insisté sur les pourquoi de ses comportements qui nous faisaient souffrir et que nous ne comprenions pas, nous avons déclenché une explosion haineuse à notre égard. Mais si tout était induit de manière perverse, rien n’était dit clairement. C’était une situation difficile autant que déstabilisante de voir notre enfant se comporter, sans raison objective, comme une étrangère sans aucun amour. Nous n’existions plus pour elle.

Nous avons mis du temps à comprendre car nous faisions confiance à l’Eglise, qui reconnaît ces communautés. Nous pensions que notre cas était isolé, jusqu’au jour où ce que nous subissions, notre fille et nous, est devenu tellement inhumain que nous avons été contraints de voir et de nommer ce qui se passait là dedans. Nos amis, qui s’alertaient eux aussi, nous ont non seulement soutenus mais ont éclairé notre jugement. Il s’agissait bien de dérives sectaires.

Ce psycho-spirituel est un poison qui a pénétré toute notre famille à travers les tensions normales de toute vie familiale mais surtout parce qu’une personne manipulée de la sorte est en souffrance et a besoin d’amener d’autres personnes dans son délire pour pouvoir y vivre et l’alimenter. Nous sommes devenus le bouc émissaire de toutes les prétendues « blessures » de la famille et à ce titre-là, nos enfants nous ont rejetés. Notre famille est brisée. Nous avons enduré une expérience d’une rare violence psychique qui au-delà de la souffrance, nous a plongés dans la déshumanisation de nos liens familiaux.

Nous nous sommes adressés à l’Eglise sans être entendus. Il semble que son souci soit de sauvegarder l’institution au mépris des victimes. Actuellement, face à des actions médiatiques qui mettent ces communautés au grand jour, un « berger », tout comme l’évêque du lieu, reconnaît des « erreurs », des « fautes » et dit que maintenant, la situation ayant été redressée, tout va bien. Monseigneur ajoute qu’il s’agit de faits anciens. Certes ! Ils remontent à 2001, date à laquelle nous avons alerté l’Eglise qui depuis laisse courir… Non, en ce qui nous concerne tout ne va pas bien , nous portons dans notre quotidien la brisure de notre famille et ce n’est pas cette réponse-là que nous attendons.

Aujourd’hui, tout comme il y a six ans, nous sommes plusieurs parents à demander à l’Eglise d’alerter officiellement nos enfants sur les méfaits et nuisances qu’ils ont subis au sein des Béatitudes. L’autorité, qui a imprudemment laissé se développer de pareilles pratiques, est pleinement responsable et doit aujourd’hui en assumer les conséquences en aidant nos enfants à retrouver leurs liens familiaux. Faute de quoi, elle ne sera plus crédible, et, avec elle, l’institution qu’elle est censée servir et représenter.

 


NOUVEAU : "Béatitudes : nouveaux statuts; Philippe Madre réduit à l'état laïc" (26 et 29 mai 2011, La Croix) suivi de "Les Béatitudes : dans l'enfer d'une communauté religieuse" (15 mai 2011, Les Inrockuptibles).
http://www.psyvig.com/default_page.php?menu=40&page=171
Béatitudes: nouveaux statuts; Philippe Madre, réduit à l'état laïc (La Croix, 26 et 29 mai 2011)
 
http://www.psyvig.com/default_page.php?menu=40&page=171

Les stages psycho-spirituels controversés d'Agapé-thérapie de Bernard Dubois (Béatitudes)
(28 décembre 2011, L'Eveil de la Haute-Loire). 
http://www.psyvig.com/default_page.php?menu=40&page=182


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