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ILS SOUTIENNENT L'AMENDEMENT ACCOYER

« JE SOUTIENS L’AMENDEMENT ACCOYER » Janine Tavernier


"Pendant 20 ans, j’ai œuvré en bénévole au sein de l’Union Nationale des Associations de Défense de la Famille et de l’Individu, l’Unadfi. J’en ai été la présidente de 1993 à 2001 . Cette association, reconnue d’utilité publique, est à l’écoute des victimes, plus particulièrement des personnes sous emprise sectaire ou de type sectaire. Parmi ces personnes profondément affectées et déstabilisées dans leur psychisme comme leur comportement, j'ai eu maintes fois l'occasion de recevoir des victimes de psychothérapeutes déviants, pervers ou incompétents. Les dommages dont j’ai eu connaissance étaient aussi profonds et dramatiques que ceux que je constatais chez les victimes de sectes. La peur ou la honte de parler et de témoigner caractérisait la plupart de ces victimes. C’est pourquoi, au moment où la question de la réglementation et de l’encadrement de la pratique de la psychothérapie est posé dans notre pays, je tiens à apporter publiquement mon soutien à l’amendement Accoyer."


Paris, le 1er décembre 2003
      Janine Tavernier 
      


LES RAISONS DU SOUTIEN DE JACQUES TROUSLARD

Engagé depuis vingt et un an, sur un plan a-confessionnel et apolitique, dans une action de défense des victimes des sectes, je tiens à apporter mon soutien à l’amendement de Monsieur le Député ACCOYER tendant à encadrer et réglementer la pratique de la psychothérapie.
      
      En 1982, à l’occasion d’une enquête que j’ai effectuée sur le groupe de Saint-Erme, à la suite de plaintes de familles, j’ai découvert le problème des sectes et plus particulièrement le problème des dérives sectaires dans le domaine des thérapies.
      
      Cette secte, qui comprenait un nombre impressionnant de médecins, de psychologues, de thérapeutes, avait créé deux départements scientifiques, l’un psychologique : la S.I.RI.C. (Société Internationale de Recherche Interdisciplinaire sur la Communication), l’autre médical : la S.I.R.I.M. (Société Internationale de Recherche sur la Maladie).
      
      Les études, théories et pratiques psycho-médico-thérapeutiques avaient entraîné les membres de cette secte dans de véritables dérives, dont la plus grave fut, pour certains, non seulement la déstabilisation psychologique, la rupture avec leur famille, etc …, mais aussi l’accusation d’avoir été victimes d’agressions sexuelles ou d’inceste de la part de leurs parents, accusation totalement mensongère qui n’était que le produit de faux souvenirs, inventés, inculqués par le gourou pseudo-thérapeute, mais sans fondement réel avec le passé. Inutile de signaler que ces ex-adeptes, lorsque la secte explosa, reconnurent leur erreur, ainsi que la manipulation dont ils avaient été victimes, et demandèrent pardon à leurs parents.
      
      Depuis vingt ans, dans l’action que je mène en collaboration avec les Associations nationales (UNADFI - CCMM) et la Mission Interministérielle de Lutte contre les Sectes, j’ai été amené à constater et à dénoncer les sectes qui avancent sous divers masques : religieux, médical, psychologique, psychothérapeutique, commercial, éthique, etc. Or je peux dire qu’actuellement le masque le plus dangereux utilisé le plus fréquemment par les sectes est celui des thérapies déviantes. Bien évidemment, ces pratiques abusives peuvent être exercées par des psychothérapeutes, à titre individuel, en dehors de tout groupe sectaire.
      
      Face à ces dérives pratiquées par certains psychothérapeutes autoproclamés, sans compétence ni conscience, les victimes se trouvaient sans défense, devant un double vide médical et juridique.
      
      C’est la raison pour laquelle je soutiens l’amendement ACCOYER, qui, loin de fragiliser la profession, la protégera en la réglementant, et sécurisera les éventuels patients des médecins, psychologues ou psychothérapeutes qui disposeront désormais des qualifications professionnelles requises.

Soissons, le 4 décembre 2003
      Jacques TROUSLARD
      Evêché de Soissons
      Délégué à la documentation sur les Sectes


COMMUNIQUE DE SOUTIEN DE L'AEFCAS


Après une scène d’une violence inouïe et des accusations de pédophilie et de maltraitances graves, mon mari et moi n’avons plus revu nos trois fils depuis trois ans. Avec eux, leurs familles ont aussi disparu, quinze personnes en tout : entre fils, belles-filles et petits-enfants.
      
      Nos garçons étaient des êtres doux et affectueux, avec qui nous avions de bonnes relations.
      
      Je suis la présidente de l’AEFCAS (1), association de soutien aux victimes de psychothérapeutes déviants, pervers ou incompétents, responsables de la création de faux souvenirs dans l’esprit de leurs clients et de leur séparation avec leur famille. A ce titre, j’ai reçu de nombreux témoignages de familles détruites suite à une thérapie manipulatrice ou sectaire. C’est pour cela, au nom de toutes ces victimes, que j’estime nécessaire et urgent l’amendement Accoyer relatif à l’encadrement de la psychothérapie.
      
      (1) Association d’entraide des familles confrontées à des accusations soudaines induites par des croyances psycho-philosophiques ayant pour conséquence la destruction de la famille.
      Cité des associations 93, La Canebière 13001 Marseille

Marseille, le 3 décembre 2003
      La Présidente


CENTRE D'INFORMATIONS ET DE PREVENTIONS
      SUR LES PSYCHOTHERAPIES ABUSIVES ET DEVIANTES


Depuis sa créations en 2002, le Centre d’Informations et de Préventions sur les Psychothérapies Abusives et Déviantes a reçu de nombreux témoignages de victimes de psychothérapeutes.
      
      Ces victimes sont frustrées face au manque d’encadrement et d’informations sur la profession de psychothérapeute.
      
      L’Etat doit aujourd’hui protéger les enfants et les familles des escrocs, des charlatans et sectes qui se sont engouffrés dans cette profession.
      
      Il y a un véritable danger pour les enfants encore plus si l’un des parents est sous l’emprise du psychothérapeute au projet éducatif dangereux et au fondement totalement irrationnel.
      Les ruptures sont nombreuses et très conflictuelles.
      
      En tant que président de cette association , j’ai eu l’occasion de faire des conférences sur les dérives en psychothérapies. Le CIPPAD a aussi participé à un salon des associations.
      
      J’ai pu constater, avec un grand étonnement, qu’une grande majorité de personnes ignore, encore, que l’on peut devenir psychothérapeute sans présenter le moindre diplôme .
      
      Dans mes recherches pour aider les victimes, je me suis aperçu que de nombreux déviants exerçaient depuis plus de dix ans.
      
      En tant que président du CIPPAD, je soutiens donc l’amendement ACCOYER qui a le mérite de stopper la prolifération des psychothérapeutes autoproclamés. Je forme le vœu que cet amendement concerne tous les psychothérapeutes sans exception, autoproclamés ou certifiés par des écoles non agréés par les pouvoirs publics.
      
      L’amendement dit Accoyer doit être adopté par le Parlement. Mais ce n’est qu’un premier pas. Il importe que les psychothérapeutes déviants et incompétents à l’œuvre aujourd’hui ne puissent plus, sous d’autres noms trompeurs, continuer demain à exercer leurs méfaits dans le domaine de la santé publique.

Segré le 23/12/2003
      Le Président
      Lionel Gaugain

POSITION DE l’UNADFI
      AU SUJET DE L’AMENDEMENT ACCOYER

à Mr Jean François Mattei , Ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées
      
      L’activité de l’UNADFI et des ADFI, centrée essentiellement sur la relation d’emprise sectaire, amène à constater très nettement, depuis une quinzaine d’années, un accroissement important du nombre de victimes de psychothérapies, ainsi d’ailleurs que des médecines parallèles.
      
      
      I. NOUS CONSTATONS
      
      1. L’apparition de ce qu’il faut appeler un marché du psychospirituel
      2. Un foisonnement de méthodes non éprouvées scientifiquement la plupart du temps non adéquates (d’inspiration « new age », chamaniste, énergétique, magique, etc., ou encore thérapie brève)
      3. La multiplication de psychothérapeutes
      - autoproclamés,
      - non formés,
      - incapables de poser un diagnostic adéquat (fréquents diagnostics farfelus),
      - non contrôlés,
      - n’offrant aucune garantie sur le plan de la responsabilité professionnelle (absence de déontologie, de contrôle par un ordre professionnel et d’assurance responsabilité,
      - se livrant à une publicité interdite aux autres professionnels.
      4. L’éclosion d’un grand nombre d’organismes de formation privés, liés à une dérégulation du marché du psychisme, délivrant à de futurs psychothérapeutes des diplômes non reconnus.
      5. Une mise en œuvre du transfert et du contre-transfert volontairement ou involontairement dévoyée débouchant sur une mise en état de faiblesse du patient.
      6. Une confusion du psychosomatique avec la dualité corps-esprit faisant croire à une interaction de type « magique » (à noter pour ce dernier point la confusion fréquemment faite par nombre de psychothérapeutes non psychiatres, non psychologues cliniciens et non psychanalystes, entre inconscient et dimension magique).
      (Les mêmes observations peuvent être faites pour le monde médical tenant la croyance répandue qu’une « purification » du corps est la condition d’une « purification » de l’esprit).
      Les victimes de psychothérapies abusives expliquent que leur parcours les amène à l’état de sujétion décrit par l’article 223-15-2 du code pénal.
      Elles font état d’une victimisation qui relève la plupart du temps de celle que nous connaissons sur le plan sectaire : dépendance de la personne mise en état de sujétion physique ou psychologique.
      La relation psychothérapeute-patient relève trop souvent, dans les témoignages que les ADFI recueillent, de la dimension d’emprise sectaire et parfois de type incestuel en ce qu’il s’établit une relation de soumission à base de culpabilité.
      
      II. NOUS PROPOSONS
      Penser un plan d’information, de prévention, de promotion et de formation à la santé mentale.
      
       a) Information
      Information dans le monde scolaire, dans le monde universitaire et dans le monde professionnel sur les patapsychothérapies (de même que les patamédecines) en expliquant pourquoi elles sont illusoires et séduisantes pour les praticiens.
      
      Information du public dans le cadre d’une politique de santé mentale pour faire connaître les divers intervenants possibles dans le domaine du « mal-être » de façon à permettre au consommateur du psychologique de choisir en connaissance de cause.
      b) Prévention
      Alerter sur les risques que fait encourir la fumisterie. Expliquer en quoi les patapsychothérapies peuvent être dangereuses pour les usagers.
      
      c) Promotion
      Humaniser le monde médical et psychiatrique pour le rendre plus accessible aux « consommateurs ».
      
      Les victimes de psychothérapies abusives qui viennent aux permanences des ADFI expliquent qu’elles étaient en recherche de mieux-être ou d’épanouissement personnel, mais n’étaient pas obligatoirement en recherche de soins.
      
      Il y a souvent chez ce type de patients demandeurs de psychothérapies non éprouvées un rejet de toute médication et une peur de subir une « intoxination » à partir de la prise de médicament, ce qui correspond aux doctrines parallèles.
      
      L’amendement ACCOYER, en ce qu’il « médicalise » la prise en charge thérapeutique risque de ne pas déboucher pour cette raison sur la protection des consommateurs qu’il poursuit. De plus, il semble s’éloigner des vœux formés par les professionnels de la psychiatrie lors des États Généraux de la psychiatrie qui se sont tenus à Montpellier en septembre 2003, qui souhaitaient que soit « réaffirmée la mission première de la psychiatrie comme discipline médicale, dispensatrice de soins… en complémentarité renforcée avec le médico-social et le social ».
      
      Lors de ces « États Généraux », une définition (négative et positive) des psychothérapies avait été tentée : « Les psychothérapies sont des actes de soin, qui utilisent des mécanismes psychologiques suivant des techniques standardisées, appuyées sur des bases scientifiques structurées dans le temps et permettant d’obtenir des résultats ».
      
      d)Formation
      Une formation aux techniques psychothérapeutiques et une formation préalable en psychopathologie devraient être mises en place à l’issue desquelles un mémoire mettrait en évidence les connaissances acquises et mises en pratique.
      
      
L’UNADFI se positionne ainsi pour une réglementation de la pratique de la psychothérapie mais demande que l’amendement ACCOYER soit revu en prenant en compte de ces propositions.


PRISE DE POSITION DU CERCLE LAÏQUE
      POUR LA PREVENTION DU SECTARISME


L'amendement Accoyer fait l'objet d'espoir et d’un controverse.
      
      Controverse :
      
      D'emblée, s'agissant de psychothérapie, des questions épistémologiques, cliniques et déontologiques se posent, liées à l'exercice même des professions de psychologue clinicien, psychanalyste ou de psychothérapeute au sens générique du terme. Elles nécessitent de retravailler la copie proposée :
      
       - sur le risque d’une psychiatrisation excessive du mal-être par un « préfet de la santé mentale ». Cette démarche répond à un souci de gestion de la psychiatrie (rapport Cléry-Melin). La non reconnaissance éventuelle de la souffrance psychique ou du mal-être ressenti par une personne, ou encore du type de psychothérapie qu'elle envisage de suivre, risquent de la renvoyer vers des pseudo- thérapeutes marginaux. Contrôler le mal être social par le policier ou le psychiatre peut conduire à des dérives.
      
      - autour de la psychanalyse. Celle-ci ne semble pas concernée par cet amendent d'après le ministre. Comme le demande ce dernier, les associations de psychanalyse ne devraient-elles pas cependant certifier ou authentifier leurs adhérents-praticiens ? Cela éviterait des confusions avec des "Instituts" ou "écoles", s'attribuant le titre de Psychanalyse, instituts parfois condamnés, et dont certains ont été répertoriés dans le rapport parlementaire de 1995 ou 1999 sur les sectes.
      
      
      Espoir:
      
      Cet amendement est aussi un immense espoir pour des victimes, des familles, des associations et des professionnels qui constatent les dégâts de mouvements ou d’individus aux fonctionnements à dérives sectaires. C'est l'objet premier sur lequel l'amendement est censé agir et le grand intérêt de ce texte.
      
       Le CLPS dénonce par exemple des psychothérapies(1), utilisées par des psychothérapeutes autoproclamés, supposées faire surgir de la mémoire de multiples traumatismes. Parmi ces psychothérapeutes, par exemple, l’un écrit qu'il n’a jamais ouvert un livre de psychologie et n’en n’ouvrirait jamais (sic), [Yann] un autre, diffuse une psychothérapie qu’il a su créer parce qu’il n’était « ni médecin, ni psychologue, grâce à quoi il [avait] découvert » sa méthode (2).
      
      Sans insister sur les formations psychothérapeutiques de « guérisseur spirituel » (sic), de psychothérapeutes pour enfants dont la couleur de l'aura est peu habituelle et [Yann] d' autres chamans ou de psychothérapeutes atlantes qui nous sont offertes sans qu'il soit nécessaire de faire de longues études, il existe des formations certifiées de "maître praticien" dispensées en quelques semaines. L’utilisation de théories ou de techniques insuffisamment maîtrisées est source de risques. C’est ce qu’une expérimentation québécoise (limitée), construite avec un protocole élaboré par des psychologues cliniciens et des psychiatres vient de montrer à Montréal (3).
      
      Rappelons-nous aussi que le rapport 2001 de la MILS (p 11), indiquait que 80% des affaires qu’elles étaient amenées à examiner concernaient la formation continue et les pseudo thérapies, notamment les pseudo psychothérapies. Cette remarque est corroborée par le Centre Devereux (Cf., l’article du Monde de Mme Sironi ou le livre de Nathan et Swertvaegher (2003).
      
      Il est dommage que ce texte ne prévoit pas de sanctions en cas de non respect des modalités proposées, risquant ainsi de ne le rendre que symbolique. 
       
       
1. Elles font souvent référence à des viols et violences pratiquées lors de rites sataniques. La littérature nord américaine est abondante. Campion-Vincent (1993) qualifiera ces faits, autour des Satanics Rituals Abuse, de légende contemporaine. 
2 Citation authentique de la 4e de couverture. L’expression en italique est ainsi dans le document original. 
 3 Cf. http://radio-canada.ca/actualite/enjeux/reportages/2003/031118/therapie.shtml

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